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Le Département des Pyrénées-Atlantiques
Le plus méridional
des départements de l'Aquitaine présente la singularité
d'associer, comme son nom l'indique, un espace montagnard, le massif pyrénéen
occidental qui correspond dans sa majeure partie au territoire du Béarn
et un littoral atlantique, dans le Pays Basque.
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Le plus peuplé
des départements aquitains derrière la Gironde L'agriculture occupe une place importante dans le Béarn, à dominante céréalière : elle consacre la domination du maïs hybride qui s'impose dans des parcelles progressivement remembrées. L'élevage pastoral, toujours pratiqué dans des montagnes qui, l'été, accueillent les troupeaux transhumants, laisse place aux élevages hors-sol dans une grande partie du département. Là où la pente bien exposée l'autorise, la vignoble expose tout son savoir-faire illustré par des vins prestigieux tels que le Jurançon ou le Madiran. Sur la côte basque, les activités de la pêche déclinent progressivement. Mais se sont surtout les ressources du sous-sol qui, dans les années 50, ont provoqué une véritable révolution économique et l'industrialisation du Béarn notamment. La découverte du gisement de gaz de Lacq, situé à une trentaine de Kilomètres au nord-Ouest de Pau, a profité à la cité paloise dans laquelle se sont installés le centre de recherche d'Elf Aquitaine ainsi qu'un pôle universitaire. Les industries de l'aéronautique (Turboméca et Dassault) sont également bien implantées dans tous le département. Enfin, dans le Bas-Adour, les activités industrielles contribuent au développement du port de Bayonne que l'augmentation du trafic place au 9° rang français. Les villes
du littoral tourneés vers le tourisme balnéaire développent
la thalassothérapie, Biarritz étant la plus ancienne et
la plus prestigieuse de ces stations. " L'or blanc " des Pyrénées
attire les skieurs du Grand Sud et beaucoup d'Espagnols . |
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l
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![]() Henri IV |
| Le
Béarn et le Pays basque se singularisent aussi par leur esprit d'indépendance
et leur forte identité culturelle.
Au Moyen -Age, la vicomté de Béarn connaît son apogée avec Gaston Phoebus (1331-1391), grand seigneur qui respecte les fors (chartes de coutumes ) consentis à ses sujets tout en empêchant de son vivant la fusion du territoire avec un état voisin. Il faut attendre 1589 pour voir Henri III de Navarre- Béarn, devenant alors roi de France, amorcer un processus d'union personnelle qui, avec Louis XIII en 1620, aboutit à la fin de cette dissidence. Cependant la qualité des souverains et leur attachement à la culture contribue à la naissance d'une littérature propre au Béarn, vivace encore de nos jours, entretenue dans le temps depuis par les félibres. L'identité des trois provinces basques françaises du Labourd, de la Soule et de la Basse-Navarre se définit principalement par rapport à une langue, l'euskara, l'une des plus anciennes et énigmatiques d'Europe. Le recul de la pratique de la langue, lié à la forte émigration du XX°siècle, à l'industrialisation et à l'urbanisation, a contribué récemment à la naissance de partis nationalistes aux revendications culturelles fortes. Le folklore basque (avec ses danses, ses fêtes, ses disciplines sportives) complète l'éventail d'une culture dense. Ces héritages
de l'Histoire, combinés aux sites exceptionnels et aux spécificités
gastronomiques offerts aux touristes, sont certainement des atouts pour
le département. Ils estompent cependant quelques incertitudes sur
son unité territoriale .Bicéphale depuis ses origines, avec
une préfecture à Pau et un evêché à
Bayonne, les deux zones urbaines de Pau et Bayonne mènent chacune
une politique d'équipements qui lui est propre et une partie des
élus basques milite en faveur de la création d'un nouveau
département. Bien raccordées entre elles par une autoroute,
les deux agglomérations souffrent de leur éloignement par
rapport à la métropole régionale et essayent de sortir
d'une forme d'enclavement. |